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Лекции Теор курс фр. яз.doc
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Les dialectes de la langue d’oil sont:

Le normand, le picard, le wallon, le champenois, le lorrain, le franc-comtois, le bourguignon, le poitevin, le francien (ou dialecte de l’Ile-de-France) qui devient plus tard la langue littérataire, puis- la langue politique de toute la France.

Les dialectes de la langue d’oc sont:

Le gascon, le catalan, le languedocien, le limousin, le provencal, le dauphinois, le savoyard.

Nous n’allons pas examiner tous les dialectes, prenons seulement quelques exemples:

latin vulgaire

langue d’oc

langue d’oil

pira (m)

(cl.-pirum)

pera

peire > poire

Cantat

canta

chante(t)

aqua(m)

aigo

eau(e)

pratu(m)

prat

pré(t)

clave(m)

clau

clé(f)

equa(m)

ega

ive (ancien fr.)

jument (fr.mod.)

Oves

ouaille

brebis

Le français moderne s’est développé à la base de la langue d’oil; et la langue d’oc a donné le provençal.

Contrairement au français moderne, l’ancien français avait d’abord une sphère d’emploi bien étroite, car c’était avant tout une langue orale (une langue de communication orale). En France féodale, comme dans les autres Etats de l’Europe, les fonctions de la langue d’état accomplissait le latin, qui était la langue d’affaire, de science, de culture et d’église.

On a commencé à employer l’ancien français assez tôt dans la littérature cléricale. C’étaient des vies des saints, des calendriers, des traductions de l’Ecriture sainte etc.

Les monuments les plus anciens de ce genre sont: “Cantilène de Sainte Eulalie” – (884), “Passions du Christ” (Xs.), “Vie de Saint Léger” (Xs.), “Fragment de Ionas” (Xs.). Le clergé employait l’ancien français pour la propagande religieuse dans la population qui ne comprenait plus le latin.

Au XI-me siècle l’ancien français devient langue de la littérature. Les XI-XIII-mes siècles étaient surtout féconds pour le français. On écrit des romans, des poésies, des fabliaux, des chroniques, des chansons de geste dont la plus célèbre est la “Chanson de Rolland” (1100-1125). Au XII-me siècle naît la littérature courtoise. A cette période se rapporte l’oeuvre des poètes et écrivais connus dans toute la France, comme Marie de France, Wace (ouace), Garnier de Pont-Sainte-Maxence, poètes lyriques, comme Conon de Béthune, Chrestien de Troyes, Gace Bruslé, Blondel de Nesle et beaucoup d’autres.

A partir du XIII-me siècle, surtout au Nord, apparaît la littérature des villes (de ville) – la littérature bourgeoise. Elle est caractérisée par le développement des genres dramatiques – miracles, farces,jeux. Farces et jeux sont des germes de la comédie. (“farce” provient de “farcir” – “garnir”, “remplir”, car elles étaient représentées avec des miracles, dans l’entre-acte).

Une grande expansion reçoivent les fabliaux (petits contes en vers), et le “Roman de Renart”, proche d’après son style et son contenu aux fabliaux.

Le lyrique courtois, chevaleresque, cède sa place au lyrique urbain (de ville). Les plus grands poètes urbains étaient Rustebuef, Adam de la Halle et Jean Bodel.

Au XIII-me siècle apparaissent les premères oeuvres en prose – des chroniques. Jeoffroi Villehardouin de Champagne et Robert de Clari (né en Picardie) donnent la description détaillée de la quatrième Croisade, terminée par la conquête de Constatinople.

Peu à peu, les fonctions de l’ancien français, comme d’une langue écrite, s’élargissent. Dès la fin du XII-me siècle et le commencement du XIII-me siècle il pénètre dans la correspondance d’affaires administratives, dans les documents juridiques, c’est-à-dire, - devient une langue d’affaire, parallèment au latin. (D’abord au Nord, en Picardie et au Nord-Est, en Lorraine; dès la deuxième moitié du XIII-me siècle – à l’Ile-de-France). Mais il s’impose définitivement comme langue d’affaires seulement au XVI-e siècle.

1.4.Le moyen français (XIV-e - XVII-e siècles.)