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Les Temps modernes (XVI-xiXe s.)

Le XVIe siècle: la musique de luth, l'épanouissement de la «chanson française»

De même qu'une civilisation de palais succède à une civilisation des cathédrales, une musique profane va se développer, au détriment de la musique religieuse.

Dès les dernières années du XVe siècle, le théâtre renonce à la musique. En revanche, l'art musical trouve asile à la cour des rois et des princes. Pour relever l'éclat de leurs fêtes, ils appellent de nombreux artistes et, parmi eux, des musiciens. Les poètes et les ménestrels s'unissent et inventent une sorte de représentation où la mythologie et l'allégorie tiennent la plus grande place. Une somptueuse mise en scène, des chants, des danses, des concerts d'instruments y concourent. Les sujets sont empruntés à l'antiquité classique: la fable d'Orphée et d'Eurydice, les mythes d'Apollon servent de thème à ces fêtes à la fois plastiques, littéraires et musicales. Avec les temps, la musique joue à ces fêtes un rôle plus important, c'est de lа que naît le ballet de cour et d'où sortira, au XVIIe siècle, le genre nouveau de l'opéra.

Les musicologues annoncent la démocratisation de la musique. De polyphonique elle tend de plus en plus à laisser la prédominance à une seule des parties à laquelle les autres servent d'accompagnement; l'accompagnement se simplifie, la notation devient claire, dégagée des signes douteux, la mélodie se développe dessinant les contours d'un chant bien rythmé. Un nouveau mode de diffusion vient de paraître: l'imprimerie musicale qui, née à Venise en 1501, se développe en France à partir de 1528.

On voit s'épanouir l'art du luth, instrument de 13-21 cordes dont le corps est à demi-poire. Parmi les noms des grands luthistes de l'époque on citera celui de Jean-Baptiste Bésard (1567-1625), Clément Janequin (1480-1558, Claude Le Jeune (1530-1600), Claude Goudimel (1505-1572). Les compositeurs découvrent un nouveau genre musical qui est la chanson française — oeuvre polyphonique, à 4 parties vocales, accompagnée d'instrument.

Le XVII siècle: les débuts de l'opéra

C'est l'époque où, ayant quitté le parvis des cathédrales, la musique vient s'installer en salles closes, devenue l'affaire de l'aristocratie. On est en plein règne des ballets de cour, genre de revues à grand spectacle qui réclame la participation du roi et des grands seigneurs prenant part aux danses. La musique y est employée sous toutes ses formes sérieuses ou légères, depuis le couplet à refrain jusqu'au madrigal à plusieurs voix. L'orchestre des ballets royaux est riche et varié. Outre les vingt-quatre grands violons du roi et (sous Louis XIV) la bande des vingt-quatre petits violons, on y compte des théorbes, des luths, des mandolines, des guitares, des vielles, des violes aiguës et graves, des flûtes, des hautbois, des musettes, des trompettes, des trombones, des trompes de chasse, des timbales, des tambours de basque et des castagnettes.

Le ballet n'est pas l’œuvre d'un seul artiste, c'est tout un groupe qui y travaille: les uns composent les chants, les autres inventent des airs de danse. A la fin du siècle, le ballet de cour1 proprement dit, avec ses petits vers, ses pompeux décors et brillants costumes, mais aucun intérêt dramatique, est chassé par la comédie. Bientôt la tragédie, à son tour, appelle la musique à son aide et remplace le ballet de cour par l'opéra et le ballet d'action.

L'OPERA

La musique italienne s'infiltre de plus en plus en France. Au carnaval de 1646, Mazarin révèle aux Parisiens Orfeo de Luigi Rossi qu'interprètent les chanteurs italiens. La première de l'opéra n'a pas de succès: les Français se contentent de leurs traditionnels ballets et airs de cour.

Le premier musicien qui écrit une partition d'opéra pour le public parisien est Robert Cambert (1628-1677).